Malgré un fort potentiel touristique, Gondar reste méconnue. Bâtie sur les contreforts du massif du Semien à 2 200 mètres d’altitude, en surplomb du lac Tana, la ville dispose d’un patrimoine architectural exceptionnel mais sous-valorisé.

Châteaux, palais, églises caractérisent cette capitale de l’empire abyssin du XVIIe au XIXe siècle , dont la cité royale de Fasil Ghebbi, classée sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité. Pourtant, seuls 20 000 touristes s’y arrêtent chaque année.
Pour Gondar, située dans un des pays les plus pauvres du monde, le développement du tourisme peut agir comme un puissant levier d’amélioration des conditions de vie des populations par la création d’emplois, la limitation de l’exode rural, le développement de secteurs connexes comme l’artisanat, l’agriculture…
Fiche signalétique de Gondar : 
- Région Amhara
- 205 000 habitants (2007), 4e ville d’Éthiopie
- Altitude : 2 200 m
Gondar constitue la première ville de l’Etat-région Amhara en termes de population. Elle compte 206 987 habitants selon le recensement éthiopien réalisé en 2007. La ville de Bahir Dar lui ayant été préférée comme capitale de l’Etat.
Le site touristique le plus connu est le parc des châteaux des rois de Gondar, ou Fasil Ghebi. Cet espace, d’accès facile car situé en plein cœur de la ville est à la fois le plus fréquenté par les touristes et une image de marque prestigieuse pour Gondar.
Les sites secondaires sont plus dispersés dans l’agglomération et dans ses environs. les bains de Fasilidas, en périphérie du centre-ville mais encore facilement accessibles, les bains de Fasilidas font actuellement l’objet d’une importante politique de restauration et de valorisation touristique. Ce site devrait ainsi accroître son attractivité. L’église de Debre Berhan Selassie, également proche du centre-ville, l’église rendue célèbre par ses peintures murales, est la propriété de l’Eglise orthodoxe éthiopienne qui perçoit l’intégralité des revenus générés par la fréquentation touristique.
